Vous l’aurez peut-être déjà perçu en lisant l’une ou l’autre page de ce site, mon rapport à l’orthographe est complexe. Je peux très bien écrire des textes longs avec une orthographe correcte un jour et écrire une « horreur orthographique » le lendemain par fatigue ou distraction.

J’ai un parcours particulier avec l’orthographe. J’ai été élève dans une école Freinet en primaire et j’y ai acquis un plaisir de lire, d’écrire… mais pas toujours orthographiquement correct. Je remarque cependant après coup que j’avais sans doute des dispositions à la dyslexie. J’ai longtemps confondu des lettres, écris en inversant des syllabes … A plus de 50 ans, si vous me dictez deux chiffres et que je dois les retenir, je vais sans doute les inverser. Cela m’arrive très souvent quand je retiens une adresse. Je me retrouve à chercher la maison 47 alors que je devais me rendre au 74. Il m’est aussi toujours difficile de jouer au GPS pour un-e chauffeur-euse. Je vais confondre droite et gauche au moins 6 fois sur un trajet court !

J’ai eu ensuite la chance d’avoir un professeur de Français, Jacques Crickillon, en début de secondaire qui malgré mon orthographe désastreuse mettait en lumière mes capacités d’écriture, d’expression. Je me suis battu contre cette orthographe déficiente durant toute ma scolarité secondaire, puis en haute école pédagogique. Je dis souvent que si les dictées permettaient de parfaire son orthographe, je devrais être champion du monde ! A l’adolescence, même en vacances l’été, je me faisais une dictée quotidienne. J’ai usé les bouquins de Grévisse, les dictées de Pivot ou du Balfroi sans aucun résultat. Je me retrouvais souvent à identifier chaque dilemme orthographique pour au final ne jamais faire le bon choix.

Mes premières années d’enseignant, je faisais souvent appel à un œil bienveillant pour vérifier, photocopies aux élèves ou travaux divers.

Au début des années 2000, je me suis inscrit à une liste de diffusion entre enseignant. Cet espace est devenu un lieu d’écriture quotidien. J’y écrivais des textes parfois plusieurs fois par jour et si dans un premier temps, mon orthographe restait un outil facile pour discréditer mes propose, je fis très vite le constat que par l’habitude d’utilisation du clavier, les fautes se faisaient de plus en plus rares.

Vous en trouverez donc dans ce site. Je reste un abominable dysorthographique chronique. Je sais malgré tout que c’est en écrivant parfois des fautes, mais en écrivant beaucoup et tout le temps que cette expression devient de plus en plus correcte au nivestepau de l’orthographe.

J’ai par contre une seule demande. Si la vue d’une coquille orthographique vous est tellement insupportable qu’elle ne vous permet plus de comprendre le propos de fond du texte, je vous propose soit me le communiquer, soit de vous accrocher au fond du propos. Je trouve effectivement que l’orthographe est bien trop souvent l’arme des plus faible pour discrédité un propos. Si Einstein avait truffé sa théorie de la relativité de quelques coquilles orthographique, il s’en serait trouvé à lui écrire que son propos n’était pas pertinent !

 

"Petite annonce : Maison de correction recherche fautes d'orthographe" . Pierre Dac